REPERES

En 2009 l’IFM (Institut français de la mode) choisit de réaliser une étude sur les possibilités de développement d’une mode éthique et responsable. Les enquêtes qualitatives réalisées dans le cadre de cette étude ont mis en évidence, dans toutes les catégories de consommateurs de mode, une conscience croissante des enjeux liés au développement durable. Ce qui est un bon début, toutefois le degré de conscience des consommateurs par rapport à la consommation responsable du textile et de la mode n’en est qu’aux balbutiements, comparé à d’autres secteurs comme l’alimentation ou la cosmétique. Quant aux marques et enseignes d’habillement, elles n’auraient pas développé jusqu’à présent une offre significative ni une communication volontariste sur ces thèmes. Cette étude met ainsi l’accent sur la défiance d’une partie des consommateurs vis-à-vis du discours « responsable » des marques de mode, le manque d’informations accompagnant les offres et l’absence de visibilité et de compréhension des labels.  Il est indispensable de visiter les sites Internet des marques afin de comprendre la démarche mise en place ainsi que les engagements qui varient.

La filière textile est de surcroît complexe. Il existe un nombre important de labels qui se rapportent à des domaines différents.  La faiblesse du réseau de distribution est flagrante (en particulier dans certaines régions).  Pour info, sachez que les urbains à fort pouvoir d’achat et les consommateurs citoyens sont le coeur de cible des créateurs et que les femmes constituent la majorité de la clientèle.

La mode éthique met au premier plan la défense des hommes et de leurs conditions de travail, la sauvegarde de l’environnement, l’utilisation de savoir-faire ancestraux. Elle est le reflet d’une société multiéthnique et multiculturelle. Voici quelques repères pour vous aider à vous y retrouver:

  • LES MATIERES BIOLOGIQUES ET LEURS LABELS: Une mode respectueuse de l’environnement par l’exigence des matières premières. Les textiles et tissus sont labélisés par un organisme qui vérifie que la culture de la fibre avant tissage a bien été réalisée selon les critères de l’agriculture biologique qui est un système de production agricole spécifique qui exclut l’usage d’engrais, de pesticides de synthèse et d’OGM. Elle joue un rôle fondamental pour la culture de coton par exemple qui utilise énormément de pesticides. Le coton représente 70 % de la production textile dans le monde. Avec seulement 4% des terres cultivées mais 25 % des pesticides employés. C’est une source de dangers pour la santé et d’endettement pour les producteurs. La culture du bambou nécessite 4 fois moins d’eau que celle du coton (la poudre de bambou devient de la viscose). Le chanvre textile est une variété contrôlée ne contenant presque aucune substance toxique et qui pousse facilement sans avoir besoin de recourir aux pesticides. Apprenez à repérer les labels sur les produits textiles:

Biore

Demeter

Controm Imo

Ecocert (textile)

EKO

GOTS

GUT

Naturleder

Naturtextil

Oeko-Tex 100 et 1000

Max Havellar

 L’annuaire des labels sur le site de consoglobe est très clair.

  •  LES MATIERES NATURELLES: Ce sont toutes les matières textiles qui génèrent un minimum d’impact sur l’environnement, c’est-à-dire dont la culture ne nécessite pas trop d’engrais, de pesticides ni d’eau. La différence étant que l’épithète biologique implique une certification attribuée qui correspond à des normes légales (ex: laine, chanvre, soie..) En ce qui concerne les textiles synthétiques, il faut distinguer deux catégories de fibres chimiques : celles dites synthétiques (nylon, polyester, polyamide, acrylique), obtenues par synthèse à partir de dérivés du pétrole et qui peuvent dans certains cas être recyclées (!!!); et celles dites artificielles (rayonne, viscose), obtenues  chimiquement à partir de cellulose, matière première naturelle. La viscose est obtenue par dissolution de la cellulose dans de la soude caustique, puis extrudation de cette solution dans un bain d’acide sulfurique et de sulfate de soude qui, en produisant une coagulation, permet la formation de filaments. Ainsi, même si la matière première est d’origine renouvelable, le procédé est loin d’être écolo! Et il l’est encore moins pour les fibres synthétiques. La synthèse du nylon fait intervenir des produits toxiques tels que l’acide cyanhydrique, l’acide nitrique et le toluène. De quoi chasser immédiatement toutes ces fibres de sa garde-robe ! Aujourd’hui, cependant, des alternatives apparaissent : le Lyocell ou  le Tencel, par exemple, sont obtenus à partir de la cellulose du bois selon des process moins polluants.

  • LE RECYCLAGE: Par l’utilisation de matières premières issues du recyclage et de la récupération, il s’agit de donner une deuxième vie aux vêtements ou autres matières premières en réutilisant, reconstruisant… Il y a aujourd’hui en France 500 000 tonnes de déchets textiles valorisables qui partent à la poubelle. Nous utilisons environ 15 kg de textile, principalement des vêtements, par an et par personne. Mais 85 % de nos vêtements finissent à la poubelle (10% de nos déchets ménagers sont du textile) ! Et comme la récupération n’est pas prévue dans le tri sélectif, ils échouent dans un incinérateur ou une décharge … Seulement 15% sont recyclés.

  • VALORISER LES SAVOIRS FAIRE: La mode éthique permet la pérénisation des savoirs-faire locaux. A traves la collaboration avec les artisans locaux, les savoir-faire couture propres à chaque pays ont ainsi une visibilité et des débouchés qui leur permettent de survivre à l’industrialisation. Utiliser ces savoir-faire, c’est leur donner la possibilité d’être transmis aux générations futures et adaptés dans les règles de l’art. Ils sont porteurs de la richesse et de la diversité des cultures à travers le monde de la mode et de la couture. Exemples de produits issus des savoir-faire: la soie du Cambodge ou certaines teintures végétales comme l’indigo, qui diffèrent selon le srégions du monde (Afrique, Japon ou Inde…)

  • LES ENNOBLISSEMENTS: La culture n’est que la première étape de la fabrication d’un vêtement . Après avoir été récolté, égrené, filé et tissé, il doit être « ennobli ». L’ennoblissement désigne la succession de traitements chimiques – plus nocifs les uns que les autres ! – infligés aux fibres textiles pour leur conférer certaines caractéristiques. Par exemple, pour obtenir une chemise « sans repassage », on la traite avec des résines synthétiques contenant du formaldéhyde. Pour lui donner un aspect soyeux, on l’imprègne de soude caustique. Le traitement « anti-taches » est à base de résines. Quant aux 4000 colorants chimiques utilisés pour la teinture et l’impression, ils peuvent provoquer des allergies, notamment ceux contenus dans les teintes bleues que l’on trouve dans les doublures de vêtements en acétate et polyester.
    Avec le coton bio, on évite une grande partie de ces problèmes. Pour le blanchiment, le peroxyde d’hydrogène ou l’eau oxygénée remplace avantageusement le chlore. Les teintures utilisées sont garanties sans métaux lourds et il existe 75 variétés de coton coloré naturellement.

  • UNE MODE INVESTIE DANS DES PROJETS SOCIAUX: A travers la fabrication de vêtements, la mode éthique s’engage aves des minorités ou communautés défavorissées en donnant du travail à ceux qui n’en ont pas. Mais elle cherche aussi à les rendre autonomes en les formant afin qu’ils puissent devenir acteur de leur propre futur…La contribution au développement local se fait en investissant de manière durable et significative dans des centres de formation, des centres de santé, une meilleure protection sociale.

Sources: rsenews.com; site de l’ifm pour la publication; consoglobe.com 

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