Mark & Spencer revient en France plus éthique que jamais

25 11 2011

1 400 mètres carrés tout juste un mois avant Noël! Mark  & Spencer a ouvert ce jeudi matin son flagship sur les Champs-Elysées, dix ans après avoir quitté la France. Souvenez -vous, en 2001, les 18 magasins du groupe en France avaient fermés, à cause de l’effondrement du bénéfice de la marque. Laissant 1.700 salariés sur le carreau, la marque avait alors dû faire face à un conflit social de plusieurs mois…:(

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Vitrine Mark Spencer au 100, avenue des Champs-Elysées

D’autres ouvertures doivent suivre en banlieue parisienne et dans Paris intra-muros (mon petit doigt m’a parlé de Beaugrenelle, du futur So Ouest, de Levallois Perret, du Carrousel du Louvre (à la place de Virgin), du projet Aéroville et peut-être à Villeneuve-la-Garenne dans le futur centre commercial de La Bongarde mais chuuuut). La marque cherche également des sites pour des supérettes uniquement alimentaires. Avis aux amateurs de gastronomie anglaise!!

La marque britannique revient plus éthique que jamais, grâce à la mise en place de son plan A et d’actions en faveur du développement durable dans sa chaîne de production.

Le Plan A de Mark and Spenser a été lancé en Janvier 2007 et définissait 100 engagements à réaliser dans les 5 ans suivants. Il a été étendu en 2011 à 180 engagements à atteindre d’ici 2015 (comme atteindre 21 000 tonnes de fibres Better Cotton supplémentaires et de contribuer à favoriser la vie de 20 000 agriculteurs et de leurs familles sur les trois prochaines années). Le but ultime est de devenir le plus grand détaillant durable au monde. Ça c’est de l’ambition! 

Le Plan A permet de  travailler avec les clients et fournisseurs afin de lutter contre le changement climatique, de réduire les déchets, de favoriser l’utilisation durable des matières premières, le commerce éthique, etc. Cette phase a permis l’an dernier de réduire par rapport aux années précédentes la consommation d’eau de 51% et de pesticides à principe actif de 81%. Enfin, l’utilisation d’engrais synthétiques a reculé de 53%. Quelque 6000 agriculteurs ont été concernés dans la région d’Andhra Pradesh en Inde. 

En 2011, le projet de Marks & Spencer est devenu l’un des premiers programmes dans le monde approuvé par l’organisme BCI (Better Cotton Initiative). L’enseigne souligne que l’adoption de son Plan A devrait aboutir à un objectif d’approvisionnement de 25% de son coton à partir de sources durables d’ici 2015. En précisant que les investissements sur ces questions ne sont pas répercutés sur les prix des vêtements eux-mêmes. 

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« Nous faisons cela parce que c’est ce que vous voulez que nous fassions. C’est aussi la bonne chose à faire. Nous appelons cela le plan A, car nous croyons qu’il est maintenant le seul moyen de faire des affaires. There is no Plan B. Il n’ya pas de plan B. (http://plana.marksandspencer.com

Pour les raisons évoquées ci-dessus, la Fondation pour le changement social qui tenait récemment en Octobre sa conférence internationale sur le thème « Convertir responsabilité sociale en opportunité commerciale », organisé en partenariat avec les Nations Unies, a récompensé Marks & Spencer pour ses actions qui « sont l’exemple de comment leadership, créativité et innovation peuvent permettre de résoudre les problèmes sociaux ». Ces « Leaders of change » démontrent que « bien faire est bon pour le business ».

En 2003 déjà, Mark and Spencer voyait dans le projet REACH (projet européen d’enregistrement et d’évaluation des substances chimiques), une opportunité de gagner la confiance des consommateurs. Le but était d’instaurer de nouvelles procédures  d’autorisation pour 30 000 substances contenues dans les produits de consommation courante (cosmétiques, peintures, etc…) L’ innovation majeure du projet consistait par ailleurs à obliger les entreprises  à évaluer les risques engendrés par l’utilisation de ces produits, rôle jusqu’ici assumé par les autorités publiques. Ce fut le point critiqué par les industriels, qui ont dénoncés les coûts induits par ces nouvelles procédures. Mais en mars 2004, le Cefic et l’Unice ont obtenus la réalisation d’une nouvelle étude sur ces coûts démentant l’argumentation des industriels, en affirmant que l’industrie chimique pouvait financer les coûts. L’adoption définitive a eu lieue le 1er semestre 2006.

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Greenpeace avait vivement défendu Reach en faisant par ailleurs valoir que toutes les entreprises n’étaient pas opposées à l’évaluation, voire à l’interdiction de certaines substances.   » Certaines compagnies innovantes l’ont compris et des mesures ont déjà été prises en ce sens par plusieurs détaillants et fabricants, comme H&M et Ikea qui se sont engagés à bannir progressivement les substances chimiques dangereuses de l’ensemble de leur offre « , rappelle l’ONG . Et  » d’autres entreprises comme Mark & Spencer voient dans le programme REACH une opportunité  « .

Concernée, l’industrie de l’habillement, a mis au point un logiciel d’analyse des tissus permettant d’évaluer les risques toxicologiques des articles textiles. Le lancement de cet outil, baptisé Tex’e-REACH, a eu lieu le 31 octobre dernier. Il est à disposition des différents acteurs via un abonnement de 200 euros par mois. 

Voilà les modetrotteuses, je me suis un peu éparpillée, excusez-moi..mais merci d’avoir pris le temps de lire cet article. A bientôt!


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